On a tous quelque chose en commun.

Valérie De L’Étoile, propriétaire

Ma mère m’a appris, très tôt, que notre vraie richesse, c’est notre entourage. Qu’on peut faire plus avec moins — et encore plus quand on est bien entouré.

À l’époque, je ne mesurais pas encore à quel point elle avait raison.

Pendant vingt ans, j’ai travaillé comme designer d’intérieur et photographe. Ce métier m’a amenée dans des centaines de maisons — des espaces intimes, chargés de vie, de choix, d’histoires. Et j’ai fini par remarquer quelque chose : les objets qu’on ne veut plus, les vêtements qu’on a mis de côté, les choses qu’on a aimées puis laissées derrière — ils ne perdent pas leur valeur. Ils attendent juste la bonne personne. Ce qui encombre un espace en sublime un autre. Ce qui ne nous ressemble plus peut être exactement ce que quelqu’un cherche.

La leçon de ma mère, je la voyais partout.

Alors j’ai eu envie de faire quelque chose avec ça. Mon œil de designer, mon sens de la mise en valeur, tout ce que ces années m’ont appris — je l’ai mis dans en_commun. Pour créer un endroit qui ne ressemble à aucune autre friperie.

Parce que quelque chose d’évident m’a sauté aux yeux.

On a toutes des vêtements qu’on n’aime plus. Et on a toutes envie de quelque chose de nouveau. Ce que tu ne portes plus est peut-être exactement ce que je cherche. Ce dont je veux me départir pourrait faire la joie de quelqu’un d’autre. On a bien plus en commun qu’on ne le croit — et c’est souvent là que tout commence.

Alors pourquoi ne pas tout mettre en commun?

Les vêtements, oui. Mais aussi nos savoirs, nos histoires, nos petits bonheurs du quotidien. Dans un monde où l’on est de plus en plus connecté en ligne, et de plus en plus seul pour vrai, en_commun est un endroit pour se retrouver — vraiment. Pour découvrir ce qu’on partage. Pour se rappeler qu’ensemble, on va toujours plus loin.

Ce qu’on souhaite accomplir

En_commun, c'est plus qu'une boutique. C'est un geste collectif.

On veut prouver que la mode circulaire peut être désirable — pas un plan B, pas un compromis, mais un premier choix. Qu'on peut s'habiller avec style, avec intention, sans alimenter une industrie qui produit trop, trop vite, pour trop peu de temps.

Ce qu'on souhaite accomplir, c'est simple : garder les vêtements en vie plus longtemps. Créer un endroit où les donner a du sens, où les trouver est un plaisir, et où chaque transaction est un petit acte de résistance au gaspillage.

Un vêtement à la fois.

Le réel prix de ton dernier achat

Ce t-shirt à 12$. Ce jeans à 29$. Cette robe achetée pour une seule soirée.

Le prix affiché ne raconte pas toute l'histoire. Derrière chaque vêtement à bas prix, il y a de l'eau gaspillée, des fibres synthétiques issues du pétrole, des conditions de travail qu'on préfère ne pas découvrir — et un vêtement qui finira à l'enfouissement après l’avoir porté 7 x en moyenne.

On ne te fait pas la morale. On te propose juste une autre façon de faire — où ce que tu portes a une vraie valeur, pour toi et pour les autres.